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Germinal d'Emile Zola
Etienne Lantier , sans travail car expulsé
d'un atelier de chemin de fer à Lille après avoir
giflé un de ses supérieurs, arpente les routes et
ne tarde pas à rentrer dans le monde des mines ou il devient
Hersheur pour la Compagnie de Montsou dans le Pas-de-Calais. Devenu
habitant des Deux-cents quarante, la situation des mineurs le révolte
et peu à peu il tente de convaincre ceux-ci de faire grève
en diffusant ses idées socialistes. La brusque crise financière,
la réduction du prix de la berline, le boisage comptabilisé
à part, la perte des revenus, la multiplications des amendes
et des dettes, entraînes les mineurs dans une longue grève
hivernal dont Etienne est le chef de file. S'engage alors un immense
combat contre la faim, la misère, entre la Compagnie et les
ouvriers...
La première impression qui se dégage de Germinal
c'est son réalisme. Zola, est un fin écrivain
qui sait parfaitement décrire l'environnement dans lequel
son histoire se passe. Chaque livre de son nom est une longue description
d'un lieu à un moment. Dans Germinal, il dépeint
le monde miniers tel un documentariste. Si l'on croit s'attendre
à un livre ennuyeux, long et sans intérêt, c'est
alors tout le contraire qui nait une fois plongé dans
Germinal. Certes, quelques passages semblent ralentir la
progression du livre mais celle-ci reste en général
très soutenue. J'ai tellement appréciée se
livre que je l'ai lu trois fois en moins de cinq années !
La violence de l'écriture, la peinture d'un monde miniers
en souffrance et surtout la narration d'une grève qui transforme
les Hommes en animaux donne à Germinal un caractère
explosif et révoltant. Impossible de ne pas se mettre dans
la peau de ces mineurs, rongés par la faim, souffrant de
jours en jours. Impossible non plus de ne pas saluer leur bravoure,
leur rage de vivre, leur combativité face à l'injustice
malgré la tragique fin. Roman révoltant, ce n'est
plus Zola qui s'exprime sur la situation mais les mineurs eux-mêmes.
Le plus terrible, c'est sans doute d'imaginer ses personnages: ils
sont près à crever de faim et à plonger dans
la pauvreté la plus extrême parce qu'ils sont persuadés
que leur combat trouvera une issue positive alors que le lecteur
sait dés le début que rien ne changera. Germinal
est un roman déroutant et fort qui vaut le détour
!
Les avis des internautes sur ce livre
: 
A propos d'Emile Zola
Né en 1840, Emile Zola se retrouve dés l'âge
de 7 ans orphelin. Contraint de quitter très tôt les
études, il devient employé à la librairie Hachette
après divers petits métiers. Il commence parallèlement
à écrire des contes dont un volume paraît en
1864. Il fait la connaissance des peintres du moment tels que Monet,
Cézanne, Renoir, Pissarro, Manet...Dés 1866, il décide
de vivre de sa plume et commence à publier des romans, dont
Thérèse Raquin, son premier succès. C'est le
22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie à
l'éditeur Georges Charpentier lui assurant cinq cents francs
par mois, que commence véritablement sa carrière littéraire,
qu'il mène de front avec le journalisme auquel il ne renonce
pas. Peu à peu ses romans lui valent l'amitié d'écrivains
comme Flaubert, les frères Goncourt, Daudet et Tourgueniev.
Le succès de L'Assommoir, publié en 1877, septième
volume des Rougon-Macquart, lui confère à la fois
la notoriété et l'aisance. Sa maison de Médan
devient, le jeudi où il reçoit, le lieu de rendez-vous
de jeunes écrivains tels que Huysmans ou Maupassant.
Ses grands romans, Nana en 1880, Au bonheur des dames en 1883, Germinal
en 1885, l'uvre en 1886, permettent au naturalisme de triompher
dans toute l'Europe, où il est traduit, et lui font gagner
80 000 ou 100 000 francs par an. Zola es aussi connu pour son engagement
dans l'histoire du capitaine Dreyfus qu'il soutient en rédigeant
trois articles publiés par Le Figaro en 1895. J'accuse, publié
le 13 janvier 1898 dans L'Aurore reste le texte le plus marquant
de cette affaire. Il est alors condamné à un an d'emprisonnement
et à 3 000 francs d'amende, il doit quitter la France le
18 juillet 1898. A son retour, en 1899, injurié, radié
de l'ordre de la Légion d'honneur, abandonné par une
grande partie de ses lecteurs, il fini par mourir asphyxié
par le poêle de son bureau en 1902 . Une foule rendit hommage
pendant ses obsèques à celui qui avait osé
mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale.
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