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Le Joueur de Fédor Dostoïevski
Un jeune précepteur, Alexeï Ivanovitch,
au service d'un général à la retraite et de
sa famille, arrive en Allemagne à Roulettenbourg, ville d'eaux
et de distractions pour la haute société. Là,
il revoit Pauline Alexandrovna, la belle-fille, veuve du général,
et dont il est désespérément amoureux. Celle-ci
lui demande de jouer à la roulette pour résorber ses
dettes, mais, très vite, il y prendra goût et jouera
pour lui...
Roman sur le jeu, roman sur l'amour, Le Joueur de
Dostoïeveski est un livre qui nous emmène dans la frénésie
des casinos, nous fait goûter aux tentations de la roulette.
Dostoïeski décrit la sensation, ce plaisir qui s'empare
du joueur, cette appât du gain et cette perpétuelle
envie de gagner. Le joueur, se sont ces hommes et
femmes emportés par les chiffres, hors du temps, de l'espace.
Le récit nous transporte dans cet univers, la description
est minutieuse, nous sommes la masse des spectateurs autour d'une
table de jeu.
L'histoire d'Alexeï et aussi de millions d'autres est l'histoire
d'un échec. C'est la réalité des jeux qui nous
est montrée dans Le Joueur : il n'y a rien
à espérer, rien à gagner, on perd ou on perdra
: la victoire, la joie, le bonheur sont de courte durée.
Quant à l'histoire entre Pauline et Alexeï, elle est
terrible, allant de pair avec la décadence du joueur.
Désillusion, tensions, difficultés, courtes joies,
espoir...ces mots rythment le quotidien du héros de Dostoïevski
dans Le Joueur. Roman passionnant, court et qu'on
lit avec plaisir sinon avec bonheur.
A propos du roman :
Le Joueur a été écrit en trois
semaines ! En effet, Fédor Dostoïevski s'était
engagé auprès de son éditeur à lui envoyer
un manuscrit sans quoi il laissait à ce dernier tous les
droits d'auteurs à son éditeur. N'ayant pas fini Crime
et Châtiment, il sait qu'il ne pourra le finir à temps
et doit donc rédiger un nouveau roman.
On dit de Le Joueur qu'il a un fond autobiographique. En effet,
Dostoïevski était lui même un grand joueur : comme
son personnage principal il perdit des sommes considérables
à la roulette, dans les villes d'eaux allemandes, suisses
ou françaises. Il vivra aussi une relation amoureuse avec
Apollinaria Souslova qu'Alexeï avec Pauline.
Enfin, le roman est l'occasion pour Dostoïevski de fustiger,
à travers des portraits acides, les nations européennes
qu'il détestait, et en particulier la France , et l'Allemagne
. C'est là toute l'ambiguïté du récit :
si le romancier analyse implacablement sa maladie du jeu et la dénonce,
son protagoniste n'en est pas moins l'occasion de vanter le caractère
russe, qui vit de passion, plutôt que de se livrer à
des calculs froids, tels que sont supposés les faire les
personnages issus de l'Europe occidentale.
Les avis des internautes sur ce livre
: 
A propos de Fédor Dostoïevski
:
Fédor Dostoïeski, né en 1821, est le fils d'un
riche médecin militaire, Mikhaïl Andréiévitch
Dostoïevski , qui possédait deux villages et fut assassiné
en 1839 par ses serfs. Sa mère, Maria Fedorovna Netchaiev,
est morte de la tuberculose en 1837. Il entre en 1838 à l'École
supérieure des ingénieurs militaires de Saint-Petersbourg.
En 1842, il est nommé sous-lieutenant et entre en tant que
dessinateur à la direction du Génie. En 1844, il demande
sa retraite pour pouvoir se consacrer à son premier roman,
Les Pauvres gens. Publié en 1846, celui-ci connait le succès.
En 1847 il fréquente le cercle du socialiste utopiste modéré
Mikhail Pétrachevski, fonctionnaire au Ministère des
Affaires Étrangères. Il est arrêté en
1849 avec les autres membres du cercle. Condamné à
mort, gracié par le Tsar, il part en exil jusqu'en 1854 à
Omsk. Il est affecté comme officier de régiment en
Sibérie. Il écrit Souvenirs de la maison des morts
et Le bourg de Stepantchikovo et ses habitants.
Retour à Saint-Pétersbourg en 1860. Fonde la revue
Le Temps avec son frère Mikhail.
Il part pour l'Europe en 1862 avec sa maîtresse Apollinaria
Souslova et doit fournir de quoi vivre à la femme et aux
enfants de son frère qu'il a adopté. Mais il est couvert
de dettes. Pour échapper aux créanciers, il continue
à voyager et tente de faire fortune à la roulette.
Il engage Anna Grigorievna Snitkine comme dactylo et elle devient
sa femme en 1867 après avoir publié Le Joueur. Dostoïevski
renonce au jeu et se met à travailler régulièrement,
publiant ses uvres les plus abouties : Crime et Châtiment,
L'idiot, Les Démons.
Son uvre romanesque s'achève par Les frères
Karamazov, il a alors 60 ans. Il meurt peu après, suite à
une hémorragie en 1881.
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