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Madame Bovary de Gustave Flaubert
Charles Bovary, médecin croise la route
d'Emma Rouault alors qu'il soigne le père de cette dernière.
Il tombe amoureux de la jeune femme et entreprend de la séduire.
Emma se laisse prendre et le mariage est conclu quelques mois plus
tard. Mais elle s'ennuie bien vite auprès de cet homme à
la vie étroite et sans relief. En effet son mari ne répond
pas à ses attentes d'une vie pleine de péripéties
et rythmée par la passion. Peu à peu, Emma se laisse
aller sur la pente de la tromperie et vit des amours aussi forts
que terribles, qui la conduiront petit à petit vers le chemin
de la mort...
J'ai eu beaucoup de difficulté à finir Madame
Bovary, sans doute parce que lassé de suivre sa déchéance
qui s'éternisait. Pourtant, j'avoue que le début me
plaisait plutôt bien. Le style littéraire était
facile, l'histoire coulait de source, les petites aventures s'enchaînaient,
l'action était dense, les personnages et leurs quotidiens
intéressants. Mais après l'affaire Rodolphe Boulanger,
c'est comme si soudain le roman avait perdu de sa saveur, de son
intérêt, il était devenu plus ennuyeux et trop
larmoyant...on parvient difficilement à lire cette troisième
partie qui nous ennuie. Quelques passages demeurent bons et captivant
car au final, Madame Bovary de Flaubert, laisse l'impression
d'avoir lu quelque chose de super malgré les longueurs. La
fin est passionnante et le lecteur est soulagé de voir l'action
devenir soudain plus intense car des amours de Madame Bovary et
Léon, point d'intérêt...du moins pour moi.
ça m'a rappelé du Maupassant et ce dernier à
sans doute lu Madame Bovary avant de se lancer dans
Une Vie, tant j'ai parfois cru reconnaître quelques
similitudes entre les deux récits...deux femmes mariées
trop vite, qui s'ennuient, découvre que l'amour n'est pas
comme dans leur roman et finiront leur existence ruinée,
désillusionnée.
Alors aimé ou pas aimé Madame Bovary
?
Je réponds : Aimé malgré ma critique peu glorieuse
en sa faveur...on s'attache parfois plus à dire ce qui ne
va pas que ce qui va... ne crachons pas dans la soupe, c'est un
beau roman, qui se laisse lire et surtout qui est très travaillé,
ça se sent, il y a une recherche littéraire...le style
Flaubert ? je cherche encore à le déterminer...il
est un fin descripteurs des sentiments...comme Zola est un fin documentariste
des mondes ouvriers. Gustave Flaubert est de ces auteurs qui m'étonne,
de ceux qui parviennent à raconter sur des pages et des pages
quelque chose sans que l'on s'aperçoive que doucement le
récit progresse. C'est se dire : "tiens j'ai lu 15
pages et qu'est-ce qui s'est passé au juste ?" Rien,
sinon un quotidien, merveilleusement bien décrit, bien raconté
et sans que l'on s'y soit ennuyé une seconde.
Madame Bovary c'est un classique que j'attendais de
lire depuis bien longtemps et je ne regrette pas de l'avoir enfin
fait. C'est une histoire belle et émouvante que celle là
!
Les avis des internautes sur ce livre
: 
A propos de Gustave Flaubert
Gustave Flaubert, né le 12 Décembre 1821, mort
le 8 Mai 1880, est le fils d'un chirurgien de Rouen. En 1841 il
étudie le droit mais abandonne au bout de trois années
car sujet à l'épilepsie . Il fréquente quelques
personnalités littéraire et artistique comme James
Pradier, Victor Hugo ou Maxime Du Camp qui deviendra son grand
ami.
Il se lance dans l'écriture et rédige en 1849 une
première version de Les tentations de Saint Antoine, avant
de partir en Orient avec son ami Maxime du Camp jusqu'en 1852.
C'est le 19 septembre 1851 que Flaubert, poussé par ses
amis Louis Bouilhet et Maxime Du Camp, commence la rédaction
de Madame Bovary, à partir d'un fait divers normand. Il
achèvera son long roman réaliste et psychologique
en mai 1856 au bout d'un travail de 56 mois.
En même temps, il fréquente les salons parisiens
comme celui de Madame de Loynes dont il fut très amoureux
; il y rencontre entre autres George Sand.
À la fin de l'année 1856 Madame Bovary paraît
en revue puis, en avril 1857, le roman sort en librairie et fait
l'objet d'un procès retentissant pour atteinte aux bonnes
murs : Flaubert est acquitté grâce à
ses liens avec la société du second empire et l'impératrice,
et à l'habileté de son avocat,
D'autres romans suivront : Salammbô (1862), L'Éducation
sentimentale (1869) ou encore Bouvard et Pécuchet qui demeura
inachevé. Tiraillé entre réalisme et romantisme,
Flaubert était un obsédé de la phrase juste.
Son uvre, peuplée d'anti-héros est une tentative
de démythification, autour des thèmes d'ennui et
de déception.
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